La municipalité de Santa Cruz de Tenerife engage une intervention urgente sur l’ancien hôtel désaffecté du quartier d’Añaza, un bâtiment délaissé depuis plusieurs années qui représentait un risque croissant pour la sécurité publique et l’environnement urbain immédiat.
Un chantier de sécurisation attendu par les riverains
Selon RTVC – Radio Televisión Canaria (27 juillet 2026). (rtvc.es), la mairie de Santa Cruz de Tenerife a officiellement démarré les travaux visant à sécuriser l’hôtel abandonné situé dans le quartier d’Añaza. Ce bâtiment, laissé à l’abandon depuis de nombreuses années, s’était progressivement dégradé, attirant occupations illégales, dépôts de déchets et risques d’effondrement partiel de certaines structures.
Les autorités locales ont indiqué que le budget alloué à cette première phase d’intervention s’élève à plusieurs centaines de milliers d’euros, financés directement par les fonds municipaux. Les travaux comprennent le renforcement des structures instables, la fermeture hermétique des accès non contrôlés ainsi que l’installation de clôtures périmétriques renforcées afin d’empêcher toute intrusion future dans le bâtiment.
« Il était devenu urgent d’agir. Ce bâtiment représentait un danger réel pour les habitants du quartier et pour les personnes qui pouvaient s’y introduire sans autorisation. » Mairie de Santa Cruz de Tenerife, communiqué officiel
Les riverains du quartier d’Añaza, interrogés par les médias locaux, expriment un soulagement certain face à cette initiative, réclamée depuis plusieurs années. Plusieurs incidents avaient déjà été signalés, notamment des tentatives d’incendie et des chutes de matériaux depuis les étages supérieurs de l’édifice désaffecté.
Un symbole des enjeux immobiliers non résolus sur l’île
Cet hôtel abandonné n’est pas un cas isolé sur l’île de Tenerife. Selon les autorités canariennes, plusieurs dizaines de bâtiments touristiques construits dans les décennies 1970 et 1980 se trouvent aujourd’hui dans un état de dégradation avancée, faute de projets de reconversion ou de rénovation viables économiquement.
Le cas d’Añaza illustre les difficultés rencontrées par les collectivités locales pour gérer ce patrimoine immobilier vieillissant. Les propriétaires initiaux ayant souvent disparu ou étant insolvables, la charge de la sécurisation, puis potentiellement de la démolition ou de la réhabilitation, retombe fréquemment sur les finances publiques municipales.
Selon les experts du secteur immobilier canarien, la reconversion de ce type de bâtiment pourrait pourtant représenter une opportunité intéressante dans un contexte de forte pression touristique et résidentielle sur l’archipel. Plusieurs pistes sont évoquées localement, allant de la démolition pure et simple à la reconstruction de logements sociaux, en passant par une réhabilitation hôtelière si un investisseur privé se manifeste.
Selon El Día, plusieurs projets similaires ont déjà été menés avec succès dans d’autres municipalités des îles Canaries, transformant des friches hôtelières en résidences pour seniors ou en logements abordables destinés aux jeunes actifs locaux.
La mairie de Santa Cruz de Tenerife n’a pas encore communiqué de calendrier précis concernant l’avenir à long terme du bâtiment d’Añaza une fois les travaux de sécurisation achevés. Les services techniques municipaux devront d’abord réaliser une expertise structurelle complète afin de déterminer si une réhabilitation reste envisageable ou si une démolition s’impose définitivement.
En attendant, les travaux actuels doivent permettre de réduire drastiquement les risques immédiats pour la population du quartier, tout en offrant un délai supplémentaire aux autorités pour élaborer une stratégie de long terme concernant ce dossier immobilier complexe et coûteux pour les finances publiques locales.
Ce chantier s’inscrit ainsi dans une problématique plus large de gestion du patrimoine bâti délaissé sur l’ensemble de l’archipel canarien, où le tourisme de masse des décennies passées a laissé derrière lui de nombreuses infrastructures aujourd’hui inadaptées ou obsolètes, nécessitant des investissements publics conséquents pour éviter qu’elles ne deviennent des dangers publics permanents.
En conclusion, l’intervention de la municipalité de Santa Cruz de Tenerife sur l’hôtel abandonné d’Añaza marque une étape importante dans la gestion des friches urbaines de l’île. Si cette sécurisation répond à une urgence sanitaire et sécuritaire immédiate, elle ouvre également la voie à une réflexion plus profonde sur l’avenir de ces bâtiments délaissés, entre démolition, réhabilitation et nouveaux usages sociaux ou résidentiels pour les années à venir.
Sources et photo: Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)
