Málaga, province la plus chère d’Andalousie : le prix de l’immobilier atteint 2 900 euros le mètre carré.

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Le marché immobilier espagnol continue de battre des records. En tête de liste en Andalousie, Málaga s’impose désormais comme la province la plus chère de la région, avec un prix de vente atteignant 2 900 euros par mètre carré. Une hausse qui soulève des questions profondes sur l’accessibilité au logement et les inégalités territoriales dans le pays.

Málaga en tête des prix immobiliers en Andalousie

Selon Moncloa.com, qui relaie les données du résumé statistique ministériel espagnol, le prix moyen de la vivienda libre dans la province de Málaga a atteint 2 900 euros par mètre carré au cours du second trimestre 2026. Ce chiffre place Málaga loin devant les autres provinces andalouses, faisant d’elle la plus onéreuse de toute la région.

À titre de comparaison, Séville, deuxième province andalouse la plus chère, affiche un prix moyen autour de 1 800 euros par mètre carré. Grenade et Almería se situent en dessous de 1 500 euros. L’écart est donc considérable et témoigne d’une dynamique propre à la Costa del Sol, qui attire une clientèle nationale et internationale aux profils financiers très différents de ceux de la population locale.

Cette tendance n’est pas nouvelle. Depuis plusieurs années, Málaga connaît une pression immobilière croissante, alimentée par l’essor du télétravail, l’afflux de résidents étrangers, notamment des ressortissants du nord de l’Europe et d’Amérique du Nord, ainsi que par le développement d’un secteur touristique en constante expansion.

« La province de Málaga concentre une demande exceptionnelle qui dépasse largement l’offre disponible, ce qui crée une pression structurelle sur les prix, difficile à inverser à court terme. » Résumé statistique ministériel espagnol, données du second trimestre 2026

Les quartiers centraux de la ville de Málaga, comme le centre historique ou le Soho, dépassent désormais les 3 500 euros par mètre carré dans certaines transactions, tandis que des communes comme Marbella ou Estepona affichent des prix encore plus élevés, frôlant parfois les 5 000 euros dans les zones les plus prisées.

Une tendance nationale qui dépasse les seules frontières andalouses

Le phénomène malagueño s’inscrit dans un contexte plus large à l’échelle de l’Espagne. Selon les données ministérielles compilées par Moncloa.com, plusieurs provinces espagnoles ont enregistré des hausses significatives de leurs prix immobiliers au cours des douze derniers mois.

À l’échelle nationale, les Baléares restent la région la plus chère du pays, avec un prix moyen dépassant les 4 000 euros par mètre carré. Madrid et Barcelone se maintiennent également au-dessus de 3 500 euros dans leurs zones centrales, tandis que le Pays basque, et notamment San Sebastián, continue d’afficher des niveaux très élevés.

Ce que révèle la situation de Málaga, c’est la montée en puissance de nouvelles zones géographiques qui, traditionnellement moins chères, rattrapent désormais les grandes métropoles. Ce rééquilibrage vers le haut ne profite pas aux ménages locaux, dont les revenus n’ont pas suivi la même trajectoire que les prix de l’immobilier.

« L’écart entre le revenu médian des ménages andalous et le coût d’accession à la propriété dans la province de Málaga est aujourd’hui l’un des plus importants d’Espagne. » Résumé statistique ministériel espagnol, 2026

Selon les estimations disponibles, un ménage devrait consacrer plus de dix années de revenu brut pour acquérir un logement de taille standard à Málaga, sans aucun apport initial. Un ratio jugé insoutenable par de nombreux économistes spécialisés dans le marché résidentiel.

Face à cette situation, les pouvoirs publics espagnols ont évoqué plusieurs pistes, notamment le développement du parc de logements sociaux, l’encadrement des loyers dans les zones tendues, et des mécanismes fiscaux pour freiner la spéculation. Mais les résultats concrets tardent à se faire sentir sur le terrain, et les professionnels du secteur estiment que l’offre de logements neufs reste structurellement insuffisante pour répondre à la demande.

En parallèle, la question des locations touristiques de courte durée reste un sujet brûlant. De nombreux appartements qui auraient pu alimenter le marché locatif résidentiel sont détournés vers des plateformes de type Airbnb, réduisant encore l’offre disponible pour les habitants permanents.

La province de Málaga illustre ainsi, avec une acuité particulière, les tensions qui traversent le marché immobilier espagnol dans son ensemble : une demande soutenue, une offre insuffisante, des prix en hausse continue et une accessibilité au logement qui se détériore pour les ménages aux revenus moyens et modestes. Sans mesures structurelles ambitieuses, la trajectoire actuelle risque de creuser encore davantage les inégalités territoriales et sociales dans l’une des régions les plus dynamiques d’Europe.

Sources et photo: Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)


 

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