Le 16 avril 2026, la mairie de Mérida a signé la licence de construction définitive de l’usine de cathodes de Hunan Yuneng. 800 millions d’euros d’investissement, 500 emplois directs, première usine de ce type en Europe. L’Estrémadure entre dans une nouvelle ère industrielle.
Un projet historique franchit son dernier obstacle administratif
Le maire de Mérida, Antonio Rodríguez Osuna, n’a pas mâché ses mots lors de la signature le 16 avril 2026. Selon le portail régional La Portada de Extremadura, il a déclaré : “Aujourd’hui nous ne parlons pas de promesses, nous parlons de faits.” Et les faits sont éloquents. L’entreprise chinoise Hunan Yuneng a obtenu la licence de construction définitive pour son usine de cathodes pour batteries lithium à Mérida, accompagnée immédiatement de la signature de l’acte de repérage qui autorise le démarrage des travaux. C’est l’un des plus grands projets industriels de l’histoire récente de la ville, selon les propres termes du maire.
800 millions d’euros et la première usine de ce type en Europe
Les chiffres donnent le vertige. Selon le portail Extremadura Diario et El Economista, le projet Cato II de Hunan Yuneng représente un investissement global compris entre 600 et 800 millions d’euros, avec une capacité productive de 300 000 tonnes annuelles de matériaux cathodiques pour batteries. L’usine sera implantée sur une parcelle de 54 800 mètres carrés dans le parc industriel Expacio Mérida, avec des connexions logistiques ferroviaires directes. La Junta de Extremadura a rappelé que ce projet est la première usine de cathodes de ce type sur le sol européen, positionnant Mérida comme un noeud stratégique dans la chaîne de valeur du véhicule électrique.
Des bonifications fiscales pour accélérer le démarrage
Pour attirer ce projet, la mairie de Mérida a accordé des conditions fiscales avantageuses. Selon La Portada de Extremadura, l’entreprise bénéficiera d’une bonification de 30 % sur la taxe de construction et d’installations, ainsi que de réductions sur l’IBI et l’IAE. Hunan Yuneng a déjà versé près de 120 000 euros pour la licence de terrassement. Le budget des travaux de première phase s’élève à 27,3 millions d’euros, avec une prévision de 200 emplois en phase de chantier et 500 emplois directs à terme. Pour les membres de la communauté francophone qui s’interrogent sur les opportunités professionnelles dans la région, ce projet ouvre un vivier d’emplois qualifiés dans l’industrie énergétique qui n’existait pas il y a encore deux ans.
Sources et photos : Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)
