Sergio Ramos rachète le Sevilla FC pour 450 millions d’euros : le retour de l’enfant de Camas dans son club d’origine.

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Il est sorti de l’hôtel sévillan le pouce levé, souriant. Sergio Ramos n’a pas eu besoin de prononcer un discours. Après neuf heures de négociations lundi puis une heure décisive mardi matin, l’ancien défenseur central du Sevilla FC, du Real Madrid et du PSG venait de boucler l’une des opérations les plus symboliques du football espagnol depuis des années : le rachat de son club formateur. L’accord a été confirmé à l’agence EFE à la fois par l’entourage de Ramos et par des sources proches de la transaction, selon Emol.

« C’est quelque chose de personnel. » Sergio Ramos, à sa sortie de l’hôtel sévillan, 12 mai 2026

450 millions, 80 % du capital, une dette de 85 millions soldée

Le prix de l’opération a été fixé entre 400 et 450 millions d’euros, dette incluse, selon Emol. Un point de friction avait failli bloquer les négociations : non pas la valorisation du club, mais la manière dont la dette allait affecter le prix payé par action. La due diligence réalisée par le cabinet international KPMG a débloqué la situation en confirmant que la dette de l’entité s’élève à environ 85 millions d’euros, précise Emol, un chiffre inférieur aux estimations les plus pessimistes. L’accord porte sur l’acquisition de 80 % du capital social du Sevilla FC, incluant les actions de José María del Nido Benavente et du président José María del Nido Carrasco, selon Infobae, ainsi que les 60 % détenus par les familles Carrión, Castro et Alés, selon Marketing Registrado. L’opération reste soumise à l’approbation de LaLiga et du Conseil Supérieur des Sports espagnol, requis pour toute transaction portant sur plus de 25 % d’une Sociedad Anónima Deportiva, précise TV Azteca Guatemala.

Five Eleven Capital et Marc Boixasa : les hommes de l’ombre

Sergio Ramos ne rachète pas le Sevilla seul. Il agit au nom du fonds Five Eleven Capital, dont le CEO Martin Ink était présent lors de la session décisive du mardi, selon Infobae. Une amplifaction de capital de 80 à 100 millions d’euros est prévue dans la foulée pour alléger la charge financière du club, dont le plafond salarial est le deuxième plus bas de LaLiga, selon Marketing Registrado. La direction sportive sera confiée à Marc Boixasa, technicien barcelonais ayant travaillé au FC Barcelone, au Girona FC, au Manchester City et au Al-Hilal saoudien, selon El Progreso.

Un club en danger, une urgence réelle

À trois journées de la fin de la saison 2025-2026, le Sevilla ne dispose que de trois points d’avance sur le premier relégable, selon El Progreso. Des clauses spécifiques ont été intégrées à l’accord pour revoir le prix à la baisse en cas de descente en LaLiga Hypermotion, précise la même source. C’est ce risque qui a accéléré les négociations : Ramos souhaitait boucler l’accord avant le match face à Villarreal et avait signifié qu’il ne repartirait pas à Madrid sans avoir signé, selon Infobae.

Le retour de l’enfant de Camas

Né à Camas, dans la banlieue nord de Séville, formé au Sevilla FC avant d’être vendu à 16 ans au Real Madrid pour 27 millions d’euros, Ramos n’a jamais caché son attachement à son club d’origine. La session décisive du lundi avait réuni, outre les actionnaires, Ramos lui-même, son avocat et des membres de sa famille, selon Infobae.

«Sergio Ramos comptait conclure l’accord sans retourner à Madrid avant que la transaction ne soit finalisée. » Diario de Sevilla, cité par Infobae, 12 mai 2026

Le Sevilla FC entre dans une nouvelle ère. Elle commence par un pouce levé et la promesse d’un enfant de Camas de rendre à son club ce que le football lui a donné.

Source et photo: rédaction LCE ( avec l’aide de l’IA )

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