Trente hectares d’espaces verts, sept kilomètres de pistes cyclables, un quartier neuf mêlant logement libre et logement protégé : le projet Retamar de la Huerta, lancé en novembre 2025 au nord-ouest d’Alcorcón, s’impose comme l’un des quatre grands nouveaux quartiers de la Communauté de Madrid. À 25 minutes en voiture du centre-ville, les premiers habitants pourraient s’y installer dès 2029.
Un plan spécial d’infrastructures au service de l’accès au logement
En Espagne, les grandes opérations résidentielles sont devenues un outil clé pour élargir le parc de logements disponibles, faire croître les villes et répondre à la difficulté d’accès au logement, en particulier pour les jeunes et les familles à revenus moyens ou modestes, notamment via le logement protégé.
Le projet Retamar de la Huerta, à Alcorcón, s’inscrit précisément dans ce modèle : un développement urbanistique à grande échelle, mêlant logement libre et logement protégé, équipements publics et espaces verts, porté par une participation à la fois publique et privée. Ce Plan Spécial d’Infrastructures, déjà annoncé en 2025, constitue le plus grand développement résidentiel récent de la ville madrilène et l’un des quatre grands nouveaux quartiers lancés au sein de la Communauté de Madrid.
Le projet prévoit la construction d’un quartier de 3 502 logements au total, dont 1 123 relèvent du logement protégé. Sur le foncier municipal seront édifiés 1 309 logements, dont 1 054 protégés et 255 libres, auxquels s’ajoutent 224 logements publics portés par le Gouvernement d’Espagne.
À ces logements s’ajoute l’aménagement de 30 hectares d’espaces verts, 7 kilomètres de pistes cyclables et près de deux hectares de sentiers, entre autres espaces publics, donnant au projet un caractère résolument orienté vers la durabilité. Selon la mairie d’Alcorcón, ces aménagements « favorisent la qualité environnementale et l’usage citoyen de l’espace public ».
Un chantier lancé, un avancement encore modeste
Les travaux de Retamar de la Huerta ont officiellement démarré en novembre 2025, et la Junta de Compensación a déjà mis sur le marché les premières parcelles résidentielles, dont 17 parcelles permettant la construction d’environ 130 logements.
Selon le site officiel du projet, les travaux progressent aujourd’hui pas à pas et en sont à 4,40 % d’avancement total, avec le début des mouvements de terre, le nivellement du terrain et les travaux d’assainissement.
Le futur quartier combinera plusieurs typologies résidentielles : des maisons individuelles avec jardin et des immeubles collectifs d’environ quatre étages, associant modèles unifamiliaux et collectifs. Selon Telemadrid, la mairie d’Alcorcón s’est fixé un délai de quatre ans pour achever l’urbanisation des terrains, avec une arrivée possible des premiers habitants en 2029.
Le développement se situe au nord-ouest d’Alcorcón, à proximité du quartier de Campodón, limitrophe au sud de la route M-506 et à l’est de la M-50, à environ 25 minutes en voiture du centre de Madrid, selon la Junta de Compensación.
Des accès entièrement repensés pour désenclaver le futur quartier
Le projet ne se limite pas à la construction de logements, d’espaces verts, de parcs et de pistes cyclables ou de sentiers. Selon le site du projet, une amélioration des accès et des connexions est également prévue, pour permettre aux futurs habitants des déplacements plus rapides et plus confortables.
Cette amélioration passera par un nouveau rond-point à Campodón et l’enfouissement de la M-506 au niveau de l’accès sud, dans l’objectif de supprimer les embouteillages et d’améliorer la sécurité routière, avec de nouvelles voies de desserte et un élargissement des voies existantes.
À l’accès est, une nouvelle place giratoire sera aménagée sur l’Avenida San Martín de Valdeiglesias, accompagnée d’une réorganisation des arrêts de bus pour rendre le transport public plus efficace. La connexion directe avec l’Avenida Ejército de Tierra vise quant à elle à stimuler le commerce et le développement économique local. Pièce maîtresse du dispositif : une nouvelle voie reliant Retamar au reste de la M-506, destinée à améliorer la mobilité avec le reste de la Communauté de Madrid, et à symboliser, selon les porteurs du projet, l’ambition de progrès et de modernité qui accompagne cette nouvelle étape de l’urbanisme madrilène.
Sources et photos : Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)
