La COAG réclame des mesures d’urgence face à la crise hydrique en Espagne.

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La COAG réclame des mesures d'urgence face à la crise hydrique en Espagne.

Face à une sécheresse persistante qui menace les récoltes et les élevages dans plusieurs régions d’Espagne, la Coordination des Organisations d’Agriculteurs et d’Éleveurs (COAG) a lancé un appel urgent aux autorités pour qu’elles prennent des mesures immédiates. La situation hydrique du pays atteint des niveaux critiques, mettant en péril la survie de milliers d’exploitations agricoles.

Une agriculture sous pression extrême

L’Espagne traverse l’une des périodes de sécheresse les plus sévères de ces dernières décennies. Les réservoirs nationaux affichent des niveaux de remplissage alarmants, certains bassins hydrographiques ne dépassant pas 25 % de leur capacité habituelle à cette période de l’année. Les régions les plus touchées sont l’Andalousie, l’Estrémadure, la Castille-La Manche et une grande partie du nord du pays, y compris les Asturies.

Selon Europa Press (Asturianu), la COAG a officiellement demandé aux gouvernements régionaux et au gouvernement central de déclencher des protocoles d’urgence pour garantir l’accès à l’eau aux exploitations agricoles et aux élevages. L’organisation insiste sur le fait que sans intervention rapide, les pertes économiques pourraient dépasser plusieurs centaines de millions d’euros pour la seule saison 2026.

Les céréales, l’olivier et les cultures maraîchères sont les secteurs les plus vulnérables. Les rendements attendus pour le blé et l’orge ont déjà été revus à la baisse de 30 à 40 % dans certaines provinces. Les éleveurs, quant à eux, font face à une pénurie de fourrage, ce qui les contraint à acheter des aliments pour animaux à des prix bien supérieurs à la normale.

« Sans eau, il n’y a pas d’agriculture. Et sans agriculture, il n’y a pas de souveraineté alimentaire. Nous demandons une action immédiate, pas des promesses. » Porte-parole de la COAG, déclaration publique, juin 2026

Les experts en agronomie soulignent que cette crise n’est pas uniquement conjoncturelle. Le changement climatique accentue la fréquence et l’intensité des épisodes de sécheresse en péninsule ibérique. Selon le Centre national de météorologie espagnol, les précipitations enregistrées entre janvier et mai 2026 sont inférieures de 38 % à la moyenne des trente dernières années.

Des revendications précises pour une résilience agricole durable

La COAG ne se contente pas de tirer la sonnette d’alarme. L’organisation a transmis une liste de revendications concrètes aux autorités compétentes. Parmi les mesures demandées figurent la mise en place de tarifs préférentiels pour l’eau d’irrigation, le déblocage de fonds d’urgence pour les exploitations les plus touchées, ainsi que l’accélération des projets de modernisation des réseaux d’irrigation afin de réduire les pertes par évaporation et infiltration.

La COAG réclame également la suspension temporaire des remboursements de crédits agricoles pour les exploitants dont les revenus ont chuté de plus de 20 % en raison de la sécheresse. Cette mesure, déjà appliquée lors de crises précédentes, permettrait de soulager la trésorerie de milliers de familles agricoles.

Selon l’Institut national de statistique espagnol, le secteur agricole représente environ 2,8 % du PIB national et emploie plus de 750 000 personnes directement. Une crise de cette ampleur a donc des répercussions bien au-delà des seules exploitations rurales, affectant toute la chaîne agroalimentaire, des coopératives aux exportateurs.

« La modernisation des infrastructures hydrauliques n’est plus une option, c’est une nécessité absolue pour garantir la viabilité de l’agriculture espagnole face au dérèglement climatique. » Rapport de l’Observatoire de la durabilité agricole, printemps 2026

Du côté des institutions européennes, la Commission européenne a rappelé que des fonds issus de la Politique Agricole Commune (PAC) peuvent être mobilisés en cas de catastrophe naturelle ou climatique. La COAG presse le gouvernement espagnol d’activer ces mécanismes sans délai, estimant que chaque semaine perdue aggrave la situation des agriculteurs.

Des associations environnementales soulignent par ailleurs la nécessité de repenser les modèles de culture dans les zones les plus arides. La transition vers des espèces moins gourmandes en eau, combinée à des techniques d’irrigation au goutte-à-goutte, pourrait réduire la consommation hydrique agricole de 20 à 35 % selon les estimations du ministère de la Transition écologique.

En conclusion, la crise hydrique qui frappe l’Espagne en ce printemps 2026 révèle à la fois la vulnérabilité du secteur agricole face aux aléas climatiques et l’urgence d’une politique de gestion de l’eau plus ambitieuse et mieux adaptée. Les demandes de la COAG illustrent une réalité partagée par des milliers d’agriculteurs et d’éleveurs espagnols qui attendent des réponses concrètes, rapides et durables de la part des pouvoirs publics.

Sources et photo: Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)


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