C’est un nouveau succès pour Valencia sur la scène internationale : le Fonds monétaire international (FMI) a décidé d’installer dans la capitale valencienne son premier centre technologique en dehors des États-Unis. Une implantation prestigieuse qui devrait voir le jour dès 2027 et qui confirme la montée en puissance de Valencia parmi les grandes destinations européennes de l’innovation.
Valencia s’impose face à la concurrence internationale
Le choix du Fonds monétaire international en est une nouvelle illustration. L’institution financière internationale, dont le siège se trouve à Washington, a retenu Valencia pour accueillir ce centre informatique stratégique destiné à soutenir ses activités à travers le monde. L’accord vient d’être officialisé par le ministre espagnol de l’Économie, Carlos Cuerpo, et la directrice générale du FMI, Kristalina Georgieva.
Cette décision est le résultat d’un processus de sélection international au cours duquel plusieurs critères ont été évalués : le dynamisme du secteur technologique valencien, la présence de professionnels qualifiés, la situation géographique de la ville et son ouverture croissante à l’international.
Un palais historique transformé en centre technologique
C’est en plein cœur de la vieille ville, à quelques pas de la cathédrale et du Micalet, que le FMI installera ses équipes, au Palacio de Calatayud, un édifice historique actuellement en cours de restauration, mis à disposition par la Generalitat valencienne pour accueillir cette nouvelle structure.
Le contraste est singulier : derrière les murs d’un palais historique valencien prendront place des activités liées aux technologies les plus avancées.
Intelligence artificielle, cybersécurité et infrastructures numériques
Loin d’être un simple bureau de représentation, cette implantation aura une vocation opérationnelle puisqu’elle participera au fonctionnement des infrastructures numériques de l’institution et fournira des services informatiques à ses différentes activités internationales.
Ses principales missions concerneront notamment l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement de logiciels, la gestion des infrastructures informatiques et l’innovation numérique, des domaines stratégiques pour une institution qui travaille avec de nombreux pays et dont les activités reposent sur des systèmes informatiques particulièrement sensibles.
Des emplois qualifiés et de nouvelles perspectives économiques
L’arrivée du FMI représente également une opportunité pour l’économie valencienne. Le centre devrait recruter des professionnels hautement qualifiés, notamment des ingénieurs, des développeurs informatiques et des spécialistes de la cybersécurité.
Pour l’instant, aucun chiffre officiel n’a été communiqué concernant le nombre de postes qui seront créés.
Les autorités régionales espèrent que cette implantation favorisera l’arrivée de nouveaux investissements, stimulera l’écosystème local de l’innovation et renforcera l’attractivité de Valencia auprès des talents internationaux.
Le président de la Generalitat, Juanfran Pérez Llorca, a d’ailleurs salué cette décision comme une reconnaissance des compétences, des infrastructures et du potentiel technologique de la Communauté valencienne. Car Valencia se positionne de plus en plus comme une alternative crédible à Madrid et Barcelone: pendant longtemps, ces deux villes ont concentré l’essentiel des grandes implantations internationales et des investissements technologiques, mais Valence entend désormais jouer dans la même catégorie.
Avec ses universités, ses centres de recherche, ses entreprises innovantes et son environnement économique international, la troisième ville d’Espagne dispose d’atouts qui séduisent de plus en plus les acteurs économiques mondiaux.
La ville ne se contente plus d’attirer les touristes, les expatriés ou les retraités séduits par son climat et sa douceur de vivre : elle attire désormais des entreprises, des institutions internationales et des professionnels de haut niveau, confirmant ainsi son ambition de devenir l’un des pôles européens de référence dans les technologies numériques.
Laurence Lemoine
