Cantabrie, les hôteliers veulent en finir avec le bar obligatoire et le bidet.

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Ni bar obligatoire ni bidet : les hôteliers de Cantabrie veulent adapter la réglementation d'ouverture aux nouveaux temps.

Les hôteliers de Cantabrie demandent une réforme des règles d’ouverture des établissements. Ils jugent le décret actuel dépassé. Il impose encore un bar dans certains hôtels et un bidet dans certaines chambres. Les autorités n’ont pas fixé de calendrier.

Un décret qui n’a presque pas bougé depuis des décennies

Un hôtel cantabre doit parfois disposer d’un bar. Certaines catégories de chambres doivent aussi avoir un bidet. Ces obligations viennent d’une époque où le voyageur n’attendait pas la même chose d’un séjour.

Selon Cadena SER, les associations hôtelières ont officiellement demandé aux autorités régionales de revoir le décret sur les conditions d’ouverture. Ce texte n’a pas connu de modification importante depuis plusieurs décennies.

La demande tombe alors que la Cantabrie a accueilli plus de 2,8 millions de touristes en 2025, selon les chiffres du secteur. Les hôteliers estiment que ces contraintes freinent l’adaptation de leurs établissements.

“Nous ne demandons pas moins de qualité, nous demandons une réglementation qui corresponde à la réalité du voyageur de 2026, pas à celle des années 1960.” Association des hôteliers de Cantabrie.

Ce que les hôteliers proposent

Les professionnels ont remis plusieurs pistes aux autorités. La première : supprimer le bar obligatoire dans les petits établissements. Peu de clients l’utilisent. Une restauration plus souple conviendrait mieux aux habitudes actuelles.

Le bidet est aussi dans le viseur. Les hôteliers jugent cette exigence peu pertinente pour une clientèle internationale. Ces voyageurs regardent plutôt la qualité de la douche, la connexion internet ou les équipements écologiques.

Ils réclament aussi des démarches plus légères pour l’ouverture et le classement des hôtels. Cette procédure est longue et coûteuse. Elle décourage, selon eux, les investissements dans la modernisation du parc.

Les hébergements concurrents échappent aux règles

Les hôteliers soulignent un autre problème. Les locations touristiques meublées échappent souvent à ces exigences. Les hôtels classiques subissent donc une distorsion de concurrence, qu’ils jugent préjudiciable à tout le secteur.

Certains ne veulent pas attendre. Selon El Diario Montañés, plusieurs établissements de la région ont déjà lancé des travaux. Ils misent sur des chambres modulables et des espaces communs repensés. Les services autrefois obligatoires, aujourd’hui peu utilisés, passent au second plan.

La Confédération espagnole des hôtels et hébergements touristiques soutient la demande au niveau national. Elle rappelle que plusieurs communautés autonomes ont déjà réformé leur cadre. Elles ont gagné en souplesse sans abaisser leurs standards de qualité.

Une réforme sans calendrier

Les autorités cantabres n’ont pas annoncé de date. Des discussions seraient en cours avec le secteur pour évaluer la faisabilité des changements. Pour les investisseurs hôteliers, cette réforme compte : des règles d’ouverture allégées réduiraient le coût et les délais d’un projet en Cantabrie.

Sources et photo: Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)


 

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