L’étude du Parc d’Oza envisage de modifier les trois tours de 17 étages.

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L'étude du Parc d'Oza envisage de modifier les trois tours de 17 étages.

Le projet immobilier du Parc d’Oza, à La Corogne, est au centre d’une nouvelle phase de réflexion. L’étude en cours ouvre désormais la porte à une révision en profondeur des trois tours de 17 étages initialement prévues, soulevant des questions d’urbanisme, d’intégration paysagère et de qualité de vie pour les futurs habitants du quartier.

Un projet ambitieux remis en question

Selon Cadena SER (Radio Coruña), l’étude actuellement menée sur le secteur du Parc d’Oza envisage sérieusement de modifier la conception des trois tours de 17 étages qui figuraient dans les plans d’origine. Ces bâtiments, dont la hauteur totale dépasserait les 50 mètres, avaient suscité des interrogations de la part de riverains, d’associations de quartier et d’experts en urbanisme dès leur annonce initiale.

Le Parc d’Oza est une zone stratégique de La Corogne, une ville de plus de 245 000 habitants située en Galice, au nord-ouest de l’Espagne. Ce secteur, anciennement occupé par des installations industrielles et portuaires, fait l’objet d’un vaste projet de reconversion urbaine depuis plusieurs années. L’objectif affiché est d’y créer un nouveau quartier résidentiel et de loisirs, intégrant espaces verts, logements et équipements publics.

Les trois tours en question représentaient une capacité de plusieurs centaines de logements, avec des estimations portant sur environ 300 à 400 unités résidentielles au total. Leur hauteur de 17 étages les aurait rendues visibles depuis une grande partie du littoral coruñais, ce qui a cristallisé les oppositions locales.

« La modification de ces tours est une opportunité de repenser notre rapport au paysage urbain et maritime. Nous ne pouvons pas ignorer l’impact visuel et social de telles constructions sur un quartier en pleine transformation. » Représentant d’une association de riverains du Parc d’Oza, lors d’une réunion de consultation publique.

Plusieurs scénarios sont désormais sur la table. Le premier consisterait à réduire la hauteur des tours à 10 ou 12 étages maximum. Le deuxième envisagerait de remplacer les trois tours par un plus grand nombre de bâtiments de taille intermédiaire, mieux intégrés dans le tissu urbain environnant. Un troisième scénario, plus radical, proposerait de renoncer entièrement à des constructions en hauteur dans cette zone spécifique du parc.

Des enjeux urbanistiques et sociaux majeurs

La révision du projet soulève des questions qui dépassent le simple cadre architectural. Selon des experts en urbanisme consultés dans le cadre de l’étude, la densification verticale d’un secteur comme le Parc d’Oza doit être mise en balance avec les besoins en logements abordables que connaît La Corogne, comme de nombreuses villes espagnoles de taille similaire.

En Espagne, le prix moyen des logements neufs a augmenté de près de 8 % en 2025 par rapport à l’année précédente, selon les données publiées par le ministère du Logement. Dans ce contexte, réduire la capacité résidentielle du projet du Parc d’Oza pourrait aggraver la pression sur le marché local, où la demande dépasse déjà largement l’offre disponible.

D’un autre côté, les partisans de la modification font valoir que la qualité de vie des futurs résidents et la préservation du caractère du quartier doivent primer sur la seule logique de densification. Ils soulignent également que des constructions de grande hauteur nécessitent des infrastructures plus lourdes en matière de transports, d’assainissement et de services publics.

« Un projet urbain réussi ne se mesure pas uniquement au nombre de logements produits, mais à la capacité du quartier à offrir un cadre de vie durable et agréable sur le long terme. » Urbaniste impliqué dans l’analyse du secteur du Parc d’Oza, cité dans le cadre des consultations techniques.

La mairie de La Corogne doit désormais trancher entre ces différentes options, en tenant compte des résultats de l’étude, des consultations publiques menées auprès des habitants et des contraintes réglementaires imposées par le plan d’urbanisme municipal. Une décision finale est attendue dans les prochains mois, avant que le projet ne puisse avancer vers sa phase de réalisation concrète.

Par ailleurs, des associations environnementales locales ont rappelé l’importance de préserver les vues sur la ria et le littoral atlantique, classés parmi les paysages naturels les plus remarquables de Galice. Toute modification de l’horizon visuel constitue, selon elles, un enjeu patrimonial à ne pas négliger dans les arbitrages à venir.

En conclusion, le projet du Parc d’Oza entre dans une phase décisive. La remise en question des trois tours de 17 étages témoigne d’une volonté croissante de concilier développement immobilier et qualité urbaine à La Corogne. Les choix qui seront faits dans les prochains mois détermineront durablement le visage de ce futur quartier, et pourraient servir d’exemple pour d’autres projets de reconversion urbaine en Galice et en Espagne.

Sources et photo: Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)


 

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