La Galice affiche des prix encore deux à trois fois inférieurs à Madrid ou Barcelone. Pourtant ses principales villes progressent à deux chiffres. Vigo atteint 2 570 euros le mètre carré en septembre 2026, soit une hausse de 9,2 % sur un an. La Corogne dépasse les 3 167 euros le mètre carré avec une progression de 8,5 % sur un an. Et la région connaît une croissance démographique portée par des Espagnols qui fuient les grandes métropoles et des étrangers, notamment allemands et néerlandais, qui découvrent ses charmes. Pour les investisseurs francophones, c’est peut-être le dernier marché espagnol encore sous les radars.
Des prix accessibles mais qui accélèrent
Le prix moyen de l’immobilier en Galice s’est établi à 2 286 euros le mètre carré en juillet 2026. C’est deux fois moins cher que Madrid. En revanche, la dynamique est claire : les prix progressent et les villes galiciennes présentent toutes des hausses trimestrielles.
Après La Corogne, qui enregistre une hausse de 6 %, se situent Ourense à 3,6 %, Vigo à 0,5 %, Lugo à 0,2 % et Pontevedra à 0,1 %. Ces progressions restent modérées comparées aux 13 % de la moyenne nationale. C’est précisément ce qui rassure les investisseurs patrimoniaux. La Galice monte, mais sans bulle.
Le quartier de Teis à Vigo illustre à lui seul ce phénomène. Teis affiche une progression de 32,5 % sur un an à 2 343 euros le mètre carré. Un quartier résidentiel qui se réveille, porté par la demande de familles qui cherchent de l’espace et de la proximité avec la mer.
Vigo : 4 à 4,5 % de rendement locatif dans le pôle industriel de Galice
Vigo n’est pas une ville de villégiature. C’est une ville de travail. Son économie repose sur son activité portuaire et l’industrie automobile avec l’usine Stellantis. C’est un marché très stable et peu sensible aux fluctuations touristiques.
Le rendement locatif brut à Vigo oscille entre 4 et 4,5 %. Ce n’est pas le rendement le plus élevé d’Espagne. En revanche, c’est un rendement stable, soutenu par une demande locative structurelle composée de salariés de l’industrie, d’étudiants et de professionnels en mobilité.
En 2026, le prix moyen au mètre carré à Vigo se situe généralement autour de 2 200 à 2 600 euros, avec des écarts importants selon le quartier, l’état du bien, la vue et la proximité de la mer. Les meilleures adresses sont les quartiers proches du centre, du littoral et des zones résidentielles bien situées.
“Vigo conserve une attractivité solide grâce à son économie locale, son port, son environnement maritime et sa position stratégique entre la Galice et le nord du Portugal.”
Une croissance démographique qui change la donne
C’est le signal le plus intéressant pour les investisseurs à long terme. La Galice connaît une croissance démographique portée par l’arrivée d’Espagnols provenant d’autres régions du pays, mais aussi d’étrangers, en particulier allemands et néerlandais. Les prix de l’immobilier confirment cette tendance avec des hausses dépassant 10 % par an dans certains secteurs.
Cette migration interne et internationale est un phénomène nouveau pour la Galice, région qui souffrait historiquement d’exode rural et de dépeuplement. Le changement climatique joue un rôle. Les étés du nord de l’Espagne, plus tempérés que ceux de l’Andalousie ou de la région valencienne, attirent des profils qui fuient la chaleur extrême. Le télétravail accélère cette tendance. On peut désormais vivre à Santiago de Compostela ou à Vigo tout en travaillant pour une entreprise madrilène ou barcelonaise.
La Corogne et Santiago : deux marchés complémentaires
Les appartements à La Corogne atteignent en moyenne 3 167 euros le mètre carré en 2026, en hausse de 8,5 % sur un an. C’est la ville galicienne la plus chère, portée par son statut de capitale économique et culturelle de la région. La Corogne abrite le siège d’Inditex, le groupe Zara, et dispose d’un tissu de services et d’entreprises qui génère une demande résidentielle premium.
Santiago de Compostela, capitale politique de la Galice et destination de pèlerinage mondiale, occupe une position à part. La ville attire des touristes mais aussi des résidents permanents qui apprécient sa qualité de vie, ses universités et son animation culturelle à l’année.
Ce que cela signifie concrètement pour un investisseur francophone
La Galice offre en 2026 ce que peu de régions espagnoles peuvent encore proposer : des prix accessibles, une demande locative solide, une croissance démographique naissante et un cadre de vie atlantique que les investisseurs méditerranéens n’ont pas encore surenchéri.
Le neuf commence à partir de 106 000 euros dans certaines communes de la région, et des programmes de promoteurs proposent des appartements neufs dès 126 600 euros à La Corogne. Pour un investisseur francophone qui cherche un ticket d’entrée raisonnable dans une ville espagnole dynamique, c’est une fourchette difficile à trouver ailleurs en Espagne en 2026.
Sources et photos : Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)
