Le 15 septembre 2026, à Paris, The World’s 50 Best Hotels a dévoilé son classement annuel. 800 experts ont voté. 50 hôtels ont été récompensés dans 22 pays. Aucun n’est espagnol. Pour le deuxième pays le plus visité au monde, c’est une absence qui mérite explication.
Le Rosewood Hong Kong domine. L’Europe brille. L’Espagne est absente.
Le Rosewood Hong Kong conserve la première place pour la deuxième année consécutive. Deux hôtels de Bangkok complètent le podium. En quatrième position figure l’Atlantis The Royal de Dubaï.
L’Europe, en revanche, est bien représentée. 21 hôtels européens figurent au classement 2026. L’Italie place cinq établissements dont le Passalacqua sur le lac de Côme, cinquième mondial. La France en place six, dont l’Hôtel de Crillon à Paris, quatorzième. euronews
Cependant, l’Espagne est totalement absente. Aucun hôtel madrilène, barcelonais ou andalou ne figure dans ce palmarès. C’est un constat surprenant pour un pays qui accueille des dizaines de millions de touristes chaque année.
Comment fonctionne ce classement ?
The World’s 50 Best Hotels est établi par une académie de 800 membres indépendants. Ces experts sont des journalistes spécialisés, des hôteliers et des voyageurs réguliers. Ils votent chaque année pour leurs établissements préférés dans le monde. hr-infos
Ce classement en est à sa quatrième édition. La cérémonie 2026 s’est tenue pour la première fois à Paris, au Carrousel du Louvre. C’est un signal fort : l’Europe est au cœur du luxe hôtelier mondial. ulysse
En revanche, l’Espagne n’a jamais figuré dans ce classement depuis sa création. Ce n’est donc pas une nouveauté. C’est une tendance structurelle.
L’Espagne a du luxe, mais pas la reconnaissance mondiale
L’absence espagnole n’est pas liée à un manque d’offre. Madrid compte plusieurs palaces cinq étoiles. Barcelone, Séville et Marbella disposent d’établissements de premier rang. Par ailleurs, le Guide Michelin a attribué ses Clefs à 97 hôtels espagnols en 2024.
Alors pourquoi cette absence ? Plusieurs facteurs l’expliquent. D’abord, l’hôtellerie espagnole de luxe est encore jeune. Les grands palaces historiques comme le Ritz de Madrid ou le Arts de Barcelone existent. Mais ils n’ont pas encore la réputation internationale des établissements londoniens ou parisiens.
Ensuite, le secteur hôtelier espagnol a longtemps misé sur le volume plutôt que sur le prestige. Des millions de chambres pour des millions de touristes. La montée en gamme est récente et progressive.
Ce que cela signifie pour les investisseurs hôteliers
Pour les investisseurs francophones qui regardent l’hôtellerie espagnole, cette absence au palmarès est en réalité une opportunité. Les actifs hôteliers premium en Espagne sont encore sous-valorisés par rapport à leurs équivalents parisiens ou londoniens.
Ainsi, le marché offre des rendements attractifs avec un potentiel de reconnaissance internationale croissant. L’ouverture récente du Nobu Hotel Madrid, de l’Emerald Lounge Sorolla d’Iberia et du San Bernardo Vignette Collection signale une montée en gamme rapide.
Dans cinq ans, le nom d’un hôtel espagnol pourrait bien figurer dans ce classement. Les investisseurs qui se positionnent maintenant en bénéficieront directement.
Sources et photos : Rédaction LCE (avec l’aide de l’IA)
