Le sol urbanisé en Espagne offre un potentiel de construction d’environ 500 000 immeubles.

Le ministère du Logement réclame un système statistique public sur le logement afin de ne plus dépendre des données privées, tandis que l’INE affirme que des améliorations des statistiques immobilières sont déjà à l’étude.

Les terrains urbanisés en Espagne dans les secteurs résidentiels de plus de 1 000 logements ont le potentiel de construire environ 500 000 immeubles, selon les informations communiquées mercredi par le sous-directeur général du sol et de l’information du ministère du Logement et de l’Agenda urbain, Miguel Baiget, lors de la conférence « Rencontre des producteurs et des utilisateurs de statistiques immobilières ».

Lors de sa participation à la table ronde « Mesure de l’offre de logements neufs et de terrains » de la conférence, l’expert a indiqué que ces données sont tirées d’une nouvelle étude en cours d’élaboration par le ministère du Logement et qui sera publiée dans les prochains jours. La cérémonie a été inaugurée par la présidente de l’Institut national de statistique (INE), Elena Manzanera, le directeur général de l’économie de la Banque d’Espagne, David López, et le secrétaire d’État au Logement, David Lucas, rapporte Europa Press.

Récemment, le dernier rapport « Suelos 2026 » (Terrains 2026) réalisé par le cabinet de conseil Atlas Real Estate indiquait qu’avec les terrains disponibles en termes agrégés, il serait théoriquement possible de construire près de 7 millions de logements, mais la réalité est bien différente, puisque ce rapport révèle que moins de 0,5 % est actuellement en cours de construction, tandis que plus de 74 % reste non urbanisé, ce qui constitue une limite structurelle insurmontable pour que le secteur de la promotion immobilière puisse répondre aux besoins en logements du pays.

Le Conseil consultatif du logement disposera d’un groupe de travail chargé de faire progresser la transparence des données afin de mettre en place un système rigoureux.

Au cours de ces journées, David Lucas a revendiqué la nécessité de mettre en place un système statistique public sur le logement, avec des données fiables, homogènes et accessibles depuis tout le territoire national, afin de ne pas dépendre des statistiques privées. Pour y parvenir, il a souligné que le gouvernement entretenait des alliances avec la Banque d’Espagne et l’Institut national de statistique (INE), entre autres.

M. Lucas a rappelé que le Conseil consultatif du logement, créé la semaine dernière, disposera d’un groupe de travail chargé de faire progresser la transparence des données afin de mettre en place un système rigoureux. En outre, il a souligné que le projet de plan national pour le logement 2026-2030, qui est sur le point d’être mis en œuvre, a pour objectif de créer une base de données dans le domaine du logement et de la location afin de travailler de manière fiable sur les politiques de logement.

« L’objectif est de disposer d’informations solides, comparables et transparentes, qui permettent d’évaluer les politiques publiques, de bien planifier et, surtout, de garantir les droits des acheteurs, des vendeurs, des bailleurs, des locataires et de tous ceux qui agissent dans le domaine immobilier et qui sont indispensables pour continuer à garantir le droit à un logement décent, adéquat et abordable », a-t-il déclaré.

Pour sa part, la présidente de l’INE a souligné la nécessité d’adapter « autant que possible » la production statistique aux besoins des utilisateurs et a indiqué que ces journées marquent le point de départ d’un nouveau comité technique sectoriel sur les statistiques immobilières qui, au sein du Conseil supérieur des statistiques, aura pour mission d’étudier et d’analyser la production statistique en vue de son amélioration, en mettant l’accent sur le Plan statistique national 2029-2032.

Le nouveau règlement sur les statistiques immobilières fixera une nouvelle référence pour la disponibilité des statistiques sur les prix à l’échelle européenne

Au cours de son intervention, M. Manzanera a indiqué que l’INE travaille déjà sur le recensement européen de 2026, devançant ainsi les délais de la réglementation européenne, et que le nouveau règlement sur les statistiques immobilières établira une nouvelle référence en matière de disponibilité des statistiques sur les prix à l’échelle européenne, y compris les données sur l’activité immobilière commerciale.

Le directeur général de l’économie de la Banque d’Espagne a quant à lui souligné l’importance de disposer de données immobilières pour comprendre l’économie espagnole.

Source EJEPRIME