Sont exclus les campings, les gîtes ruraux et les maisons rurales susceptibles d’être implantés sur des terrains non constructibles.
La mairie de San Sebastian a définitivement approuvé la modification du Plan général d’urbanisme (PGOU) dont l’objectif est de « restreindre au maximum » l’octroi de licences pour les hébergements et logements touristiques. Les utilisations liées à l’hébergement comprennent notamment les hôtels, les pensions, les appartements touristiques, les auberges, les logements à usage touristique et les chambres dans des logements à usage touristique.
Le maire de San Sebastian, Jon Insausti, a expliqué lors de la conférence de presse qui a suivi la première réunion du conseil municipal de l’année, au cours de laquelle l’initiative a été approuvée, que celle-ci répondait à une demande et à « une préoccupation des citoyens concernant le droit au logement » et, d’autre part, qu’il avait décidé que l’hébergement dont il disposait « était déjà suffisant ».
L’initiative est menée selon les principes de travail suivants : « les logements sont faits pour être habités » et elle sera développée avec « la garantie juridique nécessaire ». Ainsi, la modification du plan d’urbanisme permet de limiter la création de places touristiques dans les limites autorisées par la loi et de protéger juridiquement la restriction qui protège les parcelles résidentielles de la ville, en garantissant que là où il est prévu de construire des logements, aucun type d’hébergement touristique ne pourra être construit.
M. Insausti a souligné qu’il s’agit d’un « instrument juridique définitif pour réglementer la création d’hôtels et de logements à usage touristique, qui est pionnier » en Espagne et « qui permettra une cohabitation équilibrée, mais en donnant toujours la priorité aux habitants de San Sebastian ».
La modification du PGOU distingue deux zones territoriales dans la ville.
D’une part, elle établit la suspension générale de l’ensemble des parcelles urbaines, indépendamment de leur qualification détaillée, dans les zones indiquées des quartiers d’Antiguo-Ondarreta, Ategorrieta-Ulia, Centro, Gros et Ibaeta.
Dans le reste de la ville, l’idée était de limiter au maximum l’ouverture d’hébergements, mais « on ne peut pas l’interdire complètement, car cela risquerait d’être invalidé par la concurrence ».
C’est pourquoi une petite exception est prévue, selon laquelle seulement 10 % de ces parcelles tertiaires peuvent être consacrées à l’hébergement, « ce qui rend cette utilisation très difficile, mais il fallait légalement laisser ce pourcentage », a souligné M. Insausti. Quant aux bâtiments classés, leur utilisation touristique est « très limitée » car les caractéristiques auxquelles ils doivent répondre sont « assez complexes », a indiqué M. Insausti. Après le feu vert du conseil municipal, la modification du plan général d’urbanisme sera définitivement approuvée lors de la séance plénière municipale de janvier. La vieille ville est exclue de cette suspension car elle est déjà considérée comme une zone saturée, avec la limitation correspondante de l’implantation d’usages d’hébergement réglementée en 2020. Sont également exclus de cette mesure les campings, les gîtes ruraux et les maisons rurales, susceptibles d’être implantés sur des terrains non constructibles.


