Un cabinet déconseille l’usage de WhatsApp entre l’avocat et son client

En 2013, les autorités de protection des données au Canada et aux Pays-Bas ont publié un rapport mettant en lumière un certain nombre de lacunes en ce qui concerne le traitement des données de l’application WhatsApp. Cependant, à ce jour, aucune autorité de protection des données n’avait statué sur la responsabilité d’un professionnel lorsqu’il utilise WhatsApp comme un outil d’entreprise. En ce sens, l’avocat a un certain degré de responsabilité de la gestion des données des clients, y compris le choix des réseaux de communication appropriés. Les possibles sanctions pour les avocats Les avocats , comme les autres groupes professionnels, traitent des données sensibles qui peuvent inclure des informations relatives à la santé ou à la commission d’infractions administratives ou pénales. Dans la mesure où la loi exige l’incorporation de certaines mesures de sécurité pour faire face au traitement de ces données , l’avocat doit s’assurer que les moyens utilisés pour échanger des informations avec leurs clients sont sécurisés. À cet égard, nous déconseillons fortement l’utilisation de WhatsApp à cet effet, car il ne répond pas à la garantie exigée par les règles de protection des données . Le non respect de ces recommandations pourrait s’avérer une affaire coûteuse pour les avocats. Conseiller en utilisant les communications non sécurisées signifie s’exposer à des sanctions pouvant atteindre  300 000 € dans les cas les plus graves. Ainsi se traduit l’insécurité de l’utilisation de WhatsApp, les avocats devraient donc choisir d’utiliser des moyens plus sûrs et non vulnérables. Nous déconseillons l’utilisation de WhatsApp non seulement, mais également l’application Spotbros, qui présente des caractéristiques similaires. Le Comité sur les technologies de l’information a constaté la prolifération des applications de messagerie instantanée et avertit que la plupart ne répondent pas aux mesures de sécurité nécessaires. Il est préférable que les avocats utilisent l’e -mail avec un système de protection cryptographique ou d’autres moyens de communiquer avec leurs clients avant de s’aventurer à utiliser des moyens non sécurisés. Miguel Morillon Avocat au Barreau de Madrid