Première journée d’Aena en Bourse avec une hausse de 20,69%

Madrid, 11 fév. (EP) Les titres d’Aena ont clos leur première séance sur le Marché Continu avec une reprise de 20,69% (70 euros), surpassant ainsi « toutes les attentes » lors de leur sortie, d’après les experts consultés par Europa Press. La compagnie se lançait au parquet à un prix de 58 euros par action, prix qu’elle a dépassé lors des premières mesures de la négociation. Les actions du gestionnaire des aéroports espagnols ont finalement débuté à 65,1 euros, 12,2% au-delà du prix fixé, culminant ainsi la privatisation la plus importante en Espagne depuis la vente d’Endesa en 1998. À la clôture aujourd’hui, la capitalisation boursière de la compagnie demeure établie à 10.500 milliards d’euros. Cette sortie d’Aena sur le Marché Continu a favorisé IAG, la seule valeur de l’Ibex 35 qui a réussi à clôturer la séance de manière positive, avec une reprise de 2,94%. Le sélectif s’est teint de rouge à la clôture et a perdu 1,29%, dans l’attente de la première réunion de l’Eurogroupe avec les leaders grecs. Le président d’Aena, José Manuel Vargas, a été chargé du traditionnel coup de cloche à midi à la Bourse de Madrid, lors de sa sortie au parquet, avec laquelle, d’après lui, « un rêve » devient une réalité, suite à un processus qualifié de « long, complexe, difficile et couronné de succès ». Vargas n’exclut pas la possibilité d’une deuxième phase de la future OPV, bien qu’il ait souligné qu’il s’agit d’une décision correspondant « au Gouvernement et au Parlement », et a signalé qu’il est encore tôt afin de déterminer la composition du futur conseil d’Aena suite à la sortie de deux des investisseurs de référence (Ferrovial et Alba) du ‘noyau central’. ENVIE D’ACQUÉRIR L’analyste de XTB, Jaime Díez Más, a expliqué à Europa Press que la reprise de 20% expérimentée par les titres de la compagnie « reflète l’envie d’acquérir d’un nombre élevé d’investisseurs qui, ne tenant pas compte des commentaires de divers professionnels, ont estimé l’évaluation d’Aena à des prix bien supérieurs que ceux finalement stipulés ». À partir de maintenant, il s’agira d’observer le comportement de la compagnie en Bourse, dont les ratios d’évaluation « sont d’ores-et-déjà hors compassement face aux principaux concurrents », Fraport et ADP. Il faudra également attendre afin de voir si elle disposera du potentiel que certains lui attribuent, à savoir 150 euros par action d’ici le mois de septembre. Díez a insisté sur le fait que le nombre peu élevé d’actions en circulation favorise les mouvements d’acquisition « impulsifs » qui, pour l’instant, accompagnent l’évaluation et la montée du prix. « En Bourse, l’un des conseils habituels est d’acquérir lorsque le pessimisme règne sur le marché et les ventes se succèdent sans justification apparente. De même, si les acquisitions se suivent à une cadence démesurée sans aucun changement qui le justifie, il est dangereux d’être sur le marché », a-t-il averti. LOIN DES 150 EUROS PAR ACTION Par ailleurs, le stratège des marchés d’IG, Daniel Pingarrón, a considéré que la hausse dont Aena est la vedette lors de sa sortie « épuise » en partie son objectif de demeurer à la hausse lors de sa réévaluation. « Le prix auquel elle a clos aujourd’hui est bien supérieur à celui attendu », a affirmé Pingarrón, qui a rappelé que le prix de sortie est passé de 53 à 58 euros en deux semaines à peine. L’analyste d’IG exclut que le prix d’Aena en Bourse atteigne 150 euros par titre cette année, « ni même qu’elle s’en approche », étant donné qu’il a souligné que la compagnie a annoncé le règlement d’un « grand dividende ». Avec ce début de la compagnie en Bourse, le processus de privatisation partielle de 49% du gestionnaire des aéroports espagnols s’achève, processus au cours duquel l’État continuera de posséder 51% du capital. EUROPA PRESS – Le Courrier d’Espagne avec Sol Marzellier de Pablo (www.smtraductores.com)