Les Paradores espagnols peut-être bientôt en vente

La fameuse chaîne espagnole de 93 établissements, dont certains monuments historiques, pourrait bientôt faire l’objet d’une vente de la part du gouverment. Il s’agirait de récupérer deux milliards d’euros et cela représenterait une aubaine pour des investisseurs étrangers. Cela fait déja quelques années que plusieurs voix dans le secteur touristique, notamment la CEHAT, une confédération des hoteliers espagnols, s’élèvent contre la concurrence déloyale que peut représenter une chaîne d’hôtels publique. La gestion d’une chaîne d’hôtels de la part du gouvernement était souvent remise en cause. Au Parti Populaire espagnol (PP), on revendique depuis quelques temps le non sens de voir « un état faire de l’hôtelerie et être en concurrence avec les chaînes privées espagnoles ». La vente de la chaîne Parador qui facture actuellement plus de 160 millions d’euros sur l’ensemble du territoire pourrait représenter une aubaine financière dont l’état a bien besoin avec les temps qui cours. Déja, ces derniers mois, le gouvernement avait tenté de privatiser l’entreprise publique qui gère les aéroports, Aena (voir notre dossier « aéroports à vendre » du numéro de septembre) et souhaitait privatiser l’aéroport de Madrid et Barcelone. Des fonds étrangers comme Axa avaient montré leur intérêt. La chaîne Paradores, contrairement aux aéroports et à Loterias, représente un fantastique patrimoine immobilier et architectural. Une cession pourrait être soumise à des conditions de conservation drastiques de la part de l’état. Avec la vente des Paradors, l’état pourrait couvrir une bonne partie de sa dette. Les chiffres de cette vente avoisineraient les deux milliards d’euros. Il est fort probable que certains groupes français ou américains qui sont friands de mega projets touristiques en Espagne par exemple s’intéressent de près à ce joyaux. Mais les chaines privées espagnoles ont aussi une force de frappe financière importante grâce aux banques espagnoles et il est possible que la préférence nationale s’impose. Le nouvel acquereur, quelqu’il soit, aura un vrai challenge: intégrer un pesonnel « public » dans un groupe privé, et ce à moindre coût. Philippe Chevassus