Le réseau d’affaires WOMMs qui inaugure à Valencia en septembre, se nourrit de Bigdata…

 

Créé en 2007 dans un contexte de crise économique, le réseau d’affaires WOMMs connaît un fort développement depuis la fin de la crise. Après Madrid, Barcelone et Paris, il se lance désormais à Valence.

 

S’il y a bien une chose que les espagnols savent faire mieux que quiconque, c’est développer des relations humaines conviviales, avec beaucoup d’humilité et sans prétention. Ces rapports humains se projettent aussi dans les réseaux d’affaires. Et tous les français qui ont travaillé en Espagne, aussi bien entrepreneurs, que dirigeants dans des filiales vous le diront. Il est beaucoup plus facile d’avoir accès à des gens puissants ou influents que dans de nombreux autres pays européens. La seule chose qui manque sont les occasions pour les rencontrer et les mises en relation subtiles.

Le réseau d’affaires WOMMs, qui se dit « offmarket », est né dans cet esprit en février 2007, alors que la crise pointait son nez. « Les entrepreneurs et les visionnaires savaient dès 2006 que ça allait péter en Espagne. Et dès que la crise fut un petit peu officielle, un vent de panique a soufflé auprès des CEO, CFO et COO, car plus personne n’avait la garantie de rester assis sur son siège. Dès lors, les dirigeants ont décidé de sortir de leurs bureaux et de s’interconnecter avec les autres acteurs pour faire face à cette crise. » affirme Philippe Chevassus, fondateur du club et qui réside en Espagne depuis 20 ans.

De là est né WOMMs (acronyme de World Of Mouth Marketing). Le réseau d’affaires a organisé depuis 10 ans, plus de 140 événements de networking entre Madrid, Barcelone, Paris, Valence et Palma de Majorque, et ce, dans des endroits des plus prestigieux ; hôtels 5 étoiles, ambassades et même la Tour Eiffel. Le principe est simple : pas de publicité, pas de listes en ligne des inscrits, que du bouche à oreille et un filtrage assez précis des participants.

 

Le Bigdata au service du networking ?

« On est en train de mettre en place un véritable Bigdata des inscriptions car on demande un maximum d’informations de la part des participants. On sait même de la part de qui ils viennent. » affirme Philippe. Le futur du networking pourrait bien passer sur la capacité à récolter les informations des participants, pour ensuite pouvoir réunir des gens ayant les mêmes affinités ou les mêmes objectifs. « On participe tous à des cocktails et des événements en permanence. Et on a souvent l’impression de perdre son temps. »

Ce besoin de Bigdata est d’autant plus important que si les inscriptions sont le fruit du bouche à oreille, vous ne pouvez pas vous tromper sur les invités de base, comme sur le message véhiculé, et encore moins sur les intentions et ambitions de chaque participant.

Depuis la fin de la crise, le réseau est en plein boom, chaque soirée affiche complet. De plus en plus de marques utilisent cette plateforme pour se faire connaître. Lendix, Coyote, Pernod Ricard, Téléfonica, JCDecaux et quelques ambassades sponsorisent ces événements. Le club est composé de 70% d’espagnols, 10% de français, et 20% d’expatriés de tout horizons.

La presse espagnole commence à s’intéresser à ce club, qui se dit offmarket car qui jusqu’à présent organise ses événements dans la plus grande discrétion. Et pour cause, les participants ne veulent apparaître sur aucune liste et ont des profils à faire du business offline.

En septembre, WOMMs se lance à Valencia. Quelques invitations ont été lancées à des cadres dirigeants espagnols de la ville. Et l’événement regroupe déjà plus de 150 inscrits en quelques jours grâce au bouche à oreille. Il aura lieu sur la terrasse d’un 5 étoiles. La presse locale s’en est fait les échos. En effet Valence, comme l’a très justement indiqué la journaliste Laurence Lemoine, publiée dans un article du Courrier d’Espagne, est en plein boom, et devient d’ailleurs la deuxième région exportatrice d’Espagne.

 

Plus d’informations sur le réseau WOMMs, womms.com