Inauguration du TGV France-Espagne

Ce dimanche 15 décembre circulaient les premiers TGV directs entre la France et l’Espagne. Des délégations des deux pays ont participé au voyage d’inauguration entre Barcelone et Perpignan dimanche matin. Le Courrier d’Espagne était sur place. La gare de Sants à Barcelone était en plein effervescence ce dimanche matin. Services de sécurité, journalistes et badauds guettaient les délégations officielles venues inaugurer la connexion France-Espagne en trains à grande vitesse. Un jour « historique » comme l’ont rappelé tour à tour le ministre français délégué aux transports Frédéric Cuvillier, son homologue espagnole Ana Pastor, le président de la SNCF Guillaume Pepy et le président de la Renfe Julio Gomez Pomar. L’ambassadeur de France en Espagne Jérôme Bonnafont et le consul général à Barcelone Edouard Beslay étaient également du voyage. Après les quelques photos d’usage, les délégations officielles ont embarqué dans la première voiture de l’AVE spécialement affrétée pour le voyage d’inauguration, tandis que la presse et les autres invités étaient dirigés vers les autres wagons. Un peu moins d’1h20 plus tard, un trajet ponctué par de jolis paysages et un déjeuner au foie gras et jambon ibérique, le train arrivait en gare de Perpignan. Et c’est un accueil festif qui attendait les voyageurs: orchestres, sardanes (danses traditionnelles catalanes), drapeaux français mêlés aux drapeaux catalans, acclamations et applaudissements. Le « grand réseau ferroviaire européen » Les délégations et les médias ont ensuite été accompagnés au Palais des Rois de Majorque, joyau de la petite ville de Catalogne française. Chacun y est allé de son discours, rappelant les forts liens unissant la France et l’Espagne, les « deux pays les plus touristiques d’Europe » et des « partenaires commerciaux privilégiés puisque la France reste le premier client de l’Espagne et son deuxième fournisseur » comme le rappelait la ministre espagnole Ana Pastor, qui a terminé son intervention par une citation d’Emile Zola rêvant d’interconnecter le monde par un système ferroviaire avancé. Le ministre français Frédéric Cuvillier s’est quant à lui félicité de l’aboutissement de ce projet, fruit « d’années d’efforts et de milliards d’euros investis ». Il a rappelé l’importance de l’enjeu méditerranéen pour la France ainsi que celle des infrastructures européennes : « Nos deux pays font la démonstration que grâce à une action concrète, le grand réseau ferroviaire européen est une réalité, c’est un pas de plus vers l’Europe des Citoyens ». Le ministre a également annoncé la poursuite des études de la ligne nouvelle Montpellier-Perpignan et la construction de nouvelles gares à Béziers et Narbonne. Pour ces petites villes du Sud de la France, et notamment Perpignan hier, l’arrivée du TGV amène avec lui de grands espoirs de renouveau économique. L’alliance des deux compagnies ferroviaires appelée « SNCF-Renfe en coopération » mettait hier en circulation 10 nouvelles lignes quotidiennes directes et à grande vitesse entre 17 villes de France et d’Espagne.