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Le Courrier d'Espagne

Entreprises: plus de la moitié n’ont pas d’employés

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La crise a changé radicalement le panorama de la création d’entreprises en Espagne mais aussi la gestion de celles-ci. Une véritable guerre froide s’installe entre les autorités, de plus en plus répressives, et les entrepreneurs. Les grosses PME utilisent les mêmes méthodes que les micro-entreprises pour payer moins de charges. Un mouvement qui s’accentue Selon les chiffres publiés par L’Institut National des Statistiques espagnols, INE, en début d’année 2011, L’Espagne comptait plus de 3,25 millions d’entreprises actives, soit 172.000 de moins qu’en 2008. Autre fait inquiétant mais non surprenant, plus de 100.000 entreprises de 1 ou 2 employés ont disparu et le nombre d’entreprises sans employé a augmenté de 45.000 depuis 3 ans. Eviter de payer les charges Ceci est principalement dû au fait que les petites structures peuvent de moins en moins faire face aux charges salariales. Un employé qui touche 2000 euros net coûte à son employeur plus de 2.600 euros. Et celui- ci de son coté paye aussi des charges. Or, depuis le début de la crise, nombre de sociétés ont proposé à leurs employés de se mettre sous un régime d’auto-entrepreneur (« autonomo ») afin de ne plus avoir à payer les charges. Le régime « autonomo » en Espagne n’impose en effet qu’un seul versement mensuel de 220 euros à la Sécurité Social, et ce quelles que soient les factures ou l’argent reçu. Il y a deux mois, le groupe Bimbo annonçait que 360 employés allaient passer sous le régime de « autonomo » afin d’économiser des millions d’euros de charges. De plus en plus d’entrepreneurs créent des entreprises mais pas des emplois. L’Etat tente de reprendre la main L’Etat espagnol voit que ce mouvement devient hors contrôle. Début septembre 2011 et peut- être dans un but d’intensifier les contrôles fiscaux, les autorités ont voté une loi obligeant les auto-entrepreneurs à détailler leur facture. Peut- être pour détecter ceux qui détournent les charges. Aussi, depuis quelques mois, on voit apparaître par surprise des inspecteurs dans ces micros PME. Leur terrain de chasse préféré: les business center. Dernièrement, un membre de nos afterworks nous racontait comment deux hommes de la Sécurité Sociale ont débarqué par surprise pour connaître un peu plus ses activités et négocier la dette que celui-ci avait avec la Sécurité Sociale. Car depuis quelques temps, lorsque vous ne payez pas vos charges ou que vous avez du retard, l’Etat espagnol envoie une lettre à vos clients leur indiquant que vous êtes redevable de la SS et leur demande de payer à votre place. Un préjudice qui peut s’avérer fatal pour une PME. Une calomnie injustifiée et à la limite de la légalité pour certains avocats.` Dans le cadre de notre entrepreneur, il a rétorqué aux deux inspecteurs qui sont venus par surprise que ses activités internet étaient 100% basé en Irlande (où une entreprise paye 50% de moins d’impôts) avec des employés sur place, comme le Groupe Inditex (Zara) avec sa boutique online… PC  

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Le Courrier d’Espagne est la première source d’informations en français sur l’Espagne depuis 2004. Le journal est diffusé sur les vols Air Europa et Air France entre l’Espagne et la France. Il est vendu dans plus de 850 kiosques. C’est le seul journal espagnol en langue française vendu en kiosque. Sur internet, lecourrier.es diffuse gratuitement le PDF papier et édite au quotidien des articles partagés sur les réseaux sociaux.

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